Les champagnes Vegan Legret père & fils

Coup marketing le champagne vegan, à l’heure où rien que le précieux mot suffit à faire vendre ? Pas si, simple, rencontre avec Alain Legret et sa femme Sandrine, seuls producteurs de champagne vegan.

L’exploitation se divise en deux secteurs. Un sur Talus-Saint-Prix en pinot noir et pinot meunier, l’autre sur la ville de Sezanne en chardonnay. Ce qui permet d’avoir les 3 cépages et de pouvoir faire les assemblages souhaités: « Depuis 15 ans, nous passons progressivement en bio, avec l’arrêt des désherbants entre autre, nous apprenons, nous évoluons. Mais au départ il était très difficile de se lancer, nous n’avions pas les méthodes et ça ne se faisait pas en Champagne. Aujourd’hui, nous ne sommes pas en 100%, mais nous sommes au maximum de ce que nous pouvons faire, nous n’avons donc pas le droit à la certification bio  » Alain Legret à choisi cette culture propre. Une question de santé personnelle, ce qu’il ne met pas dans sa terre, il ne l’ingère pas non plus. C’est un vrai produit du terroir, il faut savoir le protéger. : « Nous ne manipulons pas les cépages dans des terres qui ne pourraient pas leur convenir. Nous travaillons avec ce que la vigne nous offre.  »

Une des particularités de la maison c’est qu’elle travaille les sols, avec des charrues, en arrêtant de désherber, leurs raisins sont donc plus acides,  la conservation se fait mieux, « nous mettons donc moins de SO2« . On le retrouve forcement après, puisque certain millésime se tienne très bien, la vendange 2000 est encore très fraîche et acide par exemple : « Nous sulfitons entre 50 et 80 mg par litre au total,  un peu au moment des vendanges et un réajustement si nécessaire au moment de la mise en bouteille. »

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Le champagne Legret est vegan. Ils n’utilisent ni gélatine de porc, ni de boeuf pour le collage, ni colle de poisson, et albumine ou caséine. Ils utilisent à la place, des plaques végétales comme filtre, environ 2 /3 hectolitres par plaque dans une machine. C’est en matière type cellulose : « Nous utilisons ça depuis plus de 30 ans, ça prend, selon les volumes, un jour ou deux. Et le coût reste très bas »

En France, c’est encore très récent et limité, c’est l’association végétarienne de France (AVF). SEUL contrainte: « le label « végane » garantit que le produit ne comporte aucun élément d’origine animale » . C’est tout. Les Legret se sont fait labelliser par une association végétarienne italienne « Vegan, qualita vegetariana » avant même que cela n’existe en France. Tout est contrôlé, les produits, les factures, les dates, les stocks en partant des vendanges.

La maison reconnait cependant ne pas éliminer les petits animaux au moment du tri. Coccinelles, insectes et escargots sont donc susceptibles de passer à la presse : « Pour les coccinelles bien sûr effectuer un tri abîme les raisins mais nous n’en voyons pas l’intérêt dans le cas des insectes. Les escargots sont enlevés manuellement le jour de la cueillette et laissés sur la vigne, quand aux insectes volants les ôter de nos grappes sur une table de tri risque de les blesser plus que d’être dans notre pressoir (pas simple d’attraper une coccinelle de nos doigts tout collants de sucre sans l’écraser) et pour celles qui seraient retirées elles peuvent très bien se reposer sur les raisins triés  »

Alain Legret était en fin de gamme plutôt ancienne niveau étiquette et clientèle. Les buveurs de champagne aujourd’hui ne consomment plus comme avant. Malgré un certain espoir de garder l’image telle qu’elle au départ, la maison à tout changé il y a quelques mois: nouvelle gamme de champagne vegan: « Champagne Legret & fils », futures nouvelles bouteilles, étiquettes et bouchons collées avec de la colle végétale plutôt que celle de poissons, nouveau design, exportation plus importante surtout au niveau des professionnels scandinaves, allemands, anglais et américains. D’une consommation festives plutôt âgées, ils visent aujourd’hui plutôt les vegan féminin de 25 à 35 ans.

 

Chaque année, les Legret sortent environ 25 000 bouteilles toutes cuvées confondues allant de 23 à 44€ : « On peut faire du bon champagne tout simplement, sans passer par tout un tas de produits chimique en faisant le plus simplement possible »

 

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